Quels documents faut-il pour la carte grise ?

Documents et cles de voiture sur une table
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur les documents pour la carte grise

  • La liste de base compte sept documents dans la majorité des dossiers traités sur le SIV.
  • Un arrêté du 14 août 2017 impose un permis correspondant à la catégorie du véhicule à immatriculer.
  • Le contrôle technique doit dater de moins de 6 mois pour un véhicule de plus de 4 ans.
  • Deux taxes fixes s’ajoutent partout en France : 11 € de gestion et 2,76 € de redevance d’acheminement.
  • Le traitement du dossier va de quelques jours à plusieurs semaines selon les cas.

5 faits vérifiés5 sourcesmis à jour le 27 septembre 2026

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Un socle commun

Identité, domicile, cession, ancien certificat, contrôle technique, assurance et permis suffisent dans la majorité des dossiers.

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Des pièces en plus selon le cas

Décès, divorce, minorité, importation ou perte ajoutent chacun un document spécifique à la liste commune.

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Un coût presque toujours identique

Seule la taxe régionale varie d’une région à l’autre ; les deux taxes fixes ne changent jamais d’une région à l’autre.

Sept documents suffisent dans l’immense majorité des dossiers de carte grise, et l’ordre dans lequel vous les réunissez compte presque autant que leur nombre. À mon avis, ce qui bloque un dossier n’est presque jamais une pièce manquante : c’est une pièce mal datée, mal nommée, ou déposée dans le mauvais format sur le téléservice. Vous gagnez du temps en préparant l’ensemble avant d’ouvrir le formulaire, plutôt qu’en cherchant une pièce au milieu de la démarche, téléphone en main devant un site officiel qui n’attend pas. Le détail change surtout selon votre situation : un achat classique, un héritage, une importation ou une simple perte ne demandent pas la même liste, et confondre les cas fait perdre des semaines entières. Ce guide reprend chaque cas dans l’ordre où vous en avez besoin, du plus courant au plus rare, avec à chaque fois la référence officielle qui justifie la pièce demandée.

Ce que dit le texte sur les documents obligatoires

Le Système d’Immatriculation des Véhicules (SIV) impose une liste de pièces fixée par le code de la route et précisée par plusieurs arrêtés ministériels. Deux textes méritent d’être cités avec leur date, parce qu’ils changent concrètement ce que vous devez fournir, et parce que la plupart des guides que j’ai lus les mélangent sans vraiment les distinguer.

Le permis doit correspondre au véhicule

Le premier texte, un arrêté du 14 août 2017, impose que le titulaire du certificat soit lui-même titulaire du permis correspondant à la catégorie du véhicule à immatriculer. Concrètement, vous ne pouvez pas mettre une moto de plus de 125 cm3 au nom d’une personne qui ne détient qu’un permis B, même si elle paie la totalité de l’achat. La même logique s’applique à un véhicule qui exige un permis pour tracter une caravane : le certificat suit le conducteur habilité, pas seulement l’acheteur qui règle la facture. Une famille qui achète un utilitaire pour un enfant tout juste titulaire du permis B tombe régulièrement dans ce piège, sans le savoir avant le refus du dossier. La vérification se fait automatiquement dès la saisie du numéro de permis dans le formulaire, ce qui explique pourquoi ce blocage apparaît dès les premières minutes de la démarche plutôt qu’après plusieurs jours d’instruction. Un arrêté du 14 août 2017, précisément celui-là, fixe cette règle depuis déjà plusieurs années, sans changement notable depuis sa publication.

Le contrôle de conformité n’est pas le contrôle technique

Le second texte, un arrêté du 3 novembre 2022, encadre le contrôle de conformité initial prévu à l’article R321-15 du code de la route. Il concerne surtout les véhicules importés, les véhicules modifiés ou les kit-cars, dont la conformité technique n’a jamais été vérifiée sur le sol français. Rien à voir avec le contrôle technique périodique classique, encadré lui par la Directive 2014/45/UE du 3 avril 2014 : deux contrôles, deux textes, deux logiques complètement différentes. Je sépare volontairement les deux, parce que la confusion entre eux explique une bonne part des dossiers refusés pour un mauvais justificatif technique. Un véhicule acheté en Allemagne et parfaitement révisé peut malgré tout être bloqué si son propriétaire présente un contrôle technique classique à la place du contrôle de conformité exigé par le texte de 2022, puisque les deux documents ne portent pas du tout sur les mêmes points de vérification.

Ces deux textes ne remplacent pas le code de la route : ils en précisent l’application pour des cas que le texte général ne détaillait pas assez pour être appliqué sans ambiguïté. Retenez surtout la date : un arrêté ancien peut être modifié par un texte plus récent, et seule une vérification de la date sur Legifrance garantit de savoir quelle version s’applique à votre dossier au moment où vous le déposez. Un professionnel sérieux vous cite toujours ces références précises plutôt qu’une formule vague du type « c’est la loi », qui ne veut rien dire de vérifiable. J’insiste sur ce point parce que la plupart des articles trouvés en ligne se contentent de lister les documents sans jamais indiquer d’où vient l’obligation, ni depuis quand elle s’applique. Un dossier bien préparé ne se limite pas à cocher des cases : il se construit en comprenant pourquoi chaque case existe, ce qui permet aussi d’anticiper une pièce supplémentaire quand votre situation sort un peu du cadre standard.

Personne qui remplit un formulaire administratif

Quels documents sont communs à toutes les situations ?

Voici la base que je retrouve dans la quasi-totalité des dossiers d’achat ou de vente entre particuliers, avant d’ajouter les pièces propres à un cas particulier. Chaque pièce répond à une question précise que se pose le téléservice, et c’est cette logique qui explique pourquoi une seule pièce manquante bloque tout le reste du dossier.

  • Un justificatif d’identité en cours de validité : carte nationale ou passeport, dont le nom doit correspondre exactement à celui inscrit sur les autres pièces.
  • Un justificatif de domicile de moins de 6 mois, sauf si vous passez par le justificatif déjà enregistré dans votre compte FranceConnect, ce qui simplifie la démarche pour la majorité des demandeurs.
  • Le certificat de cession (Cerfa 15776), signé par le vendeur et l’acheteur, en deux exemplaires dont un reste chez chacun.
  • L’ancienne carte grise, barrée, datée et signée : c’est elle qui porte le numéro VIN du véhicule que l’administration compare ensuite à celui gravé sur le châssis.
  • Le procès-verbal de contrôle technique de moins de 6 mois, pour un véhicule de plus de 4 ans, sauf s’il en est expressément dispensé.
  • L’attestation d’assurance du véhicule, à votre nom, valable dès le jour de la demande.
  • Le permis de conduire correspondant à la catégorie du véhicule immatriculé, comme vu plus haut.
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Identité, domicile et signatures : les points qui coincent

Le nom saisi doit être identique, lettre pour lettre, sur chaque pièce : un nom d’usage sur le justificatif de domicile et un nom de naissance sur la carte d’identité suffisent à provoquer un rejet automatique. Pour le domicile, une facture d’énergie ou un avis d’imposition récent fonctionnent mieux qu’une simple attestation sur l’honneur, que le téléservice accepte rarement seule. La signature du certificat de cession doit être manuscrite sur les deux exemplaires papier avant numérisation : une signature électronique générique, insérée dans un traitement de texte, n’a aucune valeur aux yeux de l’administration. Numérisez chaque pièce à plat, sans reflet ni angle, idéalement avec un scanner plutôt qu’un appareil photo tenu à la main : le téléservice refuse régulièrement les fichiers flous, même quand le document original est parfaitement valable. Un fichier PDF de moins de 5 Mo par pièce passe pratiquement toujours, contrairement à une photo haute définition prise en basse lumière, qui dépasse souvent la taille acceptée et qui devient illisible une fois compressée par le formulaire.

Le genre du véhicule et le champ P.6

Le genre du véhicule influence aussi la pièce à produire : l’administration distingue les codes VP pour une voiture particulière, CTTE pour un utilitaire léger, ou encore QM pour un quadricycle. Un professionnel de l’automobile habilité connaît ces codes par cœur, mais un particulier n’a besoin de retenir que celui de son propre véhicule, indiqué sur l’ancienne carte grise. Une case du formulaire mérite un mot à part : le champ P.6 de l’ancien certificat, qui indique la puissance fiscale du véhicule. C’est cette valeur, croisée avec votre région, qui fixe le montant de la taxe régionale détaillée plus bas. Un chiffre mal recopié à cette étape retarde le dossier presque à coup sûr, puisque le montant à payer ne correspond alors plus à celui calculé automatiquement par le téléservice, qui bloque la validation tant que l’incohérence subsiste entre les deux chiffres.

Un véhicule peut-il être dispensé de contrôle technique ?

Un véhicule de moins de 4 ans n’a jamais besoin de contrôle technique pour changer de titulaire, quel que soit son kilométrage. Passé ce seuil, la dispense ne joue plus que dans de rares cas particuliers, listés précisément par le téléservice au moment du dépôt : véhicule vendu pour la casse, cession à l’état, ou véhicule agricole non soumis au contrôle périodique classique. En dehors de ces exceptions clairement identifiées, mieux vaut considérer le contrôle technique comme obligatoire par défaut plutôt que d’espérer entrer dans une case d’exception qui, la plupart du temps, ne s’applique pas à un simple achat entre particuliers.

Si le véhicule garde le même titulaire et ne change que d’adresse, la liste se réduit fortement : plus besoin de certificat de cession ni de nouveau contrôle technique. Faites tout de même attention à l’adresse saisie dans le formulaire, qui doit être complète, avec numéro de bâtiment et d’appartement le cas échéant : une adresse tronquée retarde l’envoi du certificat définitif par courrier, même quand le reste du dossier est parfaitement conforme.

Où se procurer chaque document

Le Cerfa 15776 du certificat de cession se télécharge gratuitement sur le site officiel ou sur celui de l’ANTS : évitez les copies proposées par des sites tiers, souvent périmées d’une version à l’autre. L’ancienne carte grise reste entre les mains du vendeur jusqu’à la signature, qui la rend barrée et inutilisable pour circuler dès cet instant. Le contrôle technique s’obtient dans n’importe quel centre agréé, indépendamment de la marque du véhicule ou de son lieu d’achat initial. L’attestation d’assurance se demande directement à votre assureur, qui la fournit généralement le jour même par courriel, format idéal pour l’upload sur le téléservice. Le permis, lui, n’a rien de spécial à demander : une simple photo recto-verso de la carte physique suffit, à condition qu’elle soit entièrement lisible, coins compris.

Document Cas général Décès ou divorce Véhicule importé
Justificatif d’identité et de domicile Oui Oui Oui
Certificat de cession Oui Rarement Oui
Contrôle technique de moins de 6 mois Oui, si +4 ans En cours de validité Oui
Acte notarié ou jugement Non Oui Non
Quitus fiscal des douanes Non Non Oui

Décès, divorce, mineur, import ou perte : les cas particuliers

La liste commune ne suffit pas dès que la situation sort du simple achat entre deux particuliers. Voici les cas que je vois revenir le plus souvent, avec la pièce qui change vraiment dans chacun.

Décès et divorce

Après un décès, un acte notarié ou un jugement d’hérédité remplace le certificat de cession, et le contrôle technique doit simplement être en cours de validité, sans l’obligation stricte des 6 mois qui s’applique à une vente classique. Plusieurs héritiers peuvent se partager un même véhicule : dans ce cas, chacun doit fournir son propre justificatif d’identité, même si un seul d’entre eux devient le titulaire principal inscrit sur le nouveau certificat. Après un divorce, c’est le jugement qui fait foi pour le changement de titulaire, même si le véhicule figurait déjà au nom des deux époux sur l’ancien certificat : inutile de demander un certificat de cession supplémentaire dans ce cas précis.

Minorité du titulaire

Un mineur peut être titulaire d’une carte grise, mais uniquement avec l’accord écrit d’un représentant légal, joint au dossier au même titre que les autres pièces. Cette situation revient souvent pour un premier cyclomoteur ou un véhicule sans permis acheté par les parents au nom de l’adolescent : gardez alors une copie du livret de famille à portée de main, l’administration la demande fréquemment en complément de l’autorisation écrite.

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Véhicule importé

Pour un véhicule importé depuis un pays hors Union européenne, le quitus fiscal délivré par les douanes s’ajoute obligatoirement, avec une preuve d’origine du véhicule et, selon les cas, le contrôle de conformité initial prévu par l’arrêté de 2022 déjà cité. Un point que je trouve trop peu expliqué ailleurs : ce quitus se demande avant la mise en circulation, pas après, sous peine de blocage total du dossier au moment du dépôt en ligne. Pour un véhicule venu d’un pays de l’Union européenne, la formalité se simplifie : pas de quitus fiscal à produire, mais gardez la facture d’achat originale, rédigée dans la langue du pays vendeur, accompagnée d’une traduction si elle vous est demandée.

Papiers administratifs de véhicule empilés

Cotitulaire

Le cotitulaire forme un autre cas fréquent : deux personnes peuvent partager la carte grise, souvent pour un crédit auto commun. Seule la personne dont l’adresse figure sur le certificat doit fournir un justificatif de domicile, mais chaque cotitulaire doit signer le formulaire de demande, faute de quoi le téléservice considère le dossier comme incomplet. Ajouter un cotitulaire après coup, sur une carte grise déjà établie, demande une démarche distincte de simple modification, avec l’accord écrit du titulaire déjà en place.

Perte, vol et véhicule de collection

La perte, le vol ou une carte devenue illisible imposent une démarche à part, souvent oubliée des guides généralistes : une déclaration de perte ou de vol, déposée auprès d’un commissariat ou directement en ligne, remplace alors l’ancien certificat absent. Le contrôle technique doit simplement être en cours de validité au moment de la demande de duplicata, même si aucune vente n’a lieu. Un véhicule de collection, reconnu par un certificat délivré par la Fédération Française des Véhicules d’Époque, suit une logique proche : ce certificat s’ajoute à la liste commune plutôt que de la remplacer entièrement, et il ouvre droit dans certaines régions à une taxe régionale allant fortement diminuée.

Retenez la logique commune à tous ces cas : plus la situation s’éloigne d’un simple achat entre deux particuliers présents physiquement, plus un document tiers vient attester ce que la signature du vendeur ne peut plus, à elle seule, garantir. Un acte notarié remplace la signature du défunt, un jugement remplace celle de l’ex-conjoint absent, un quitus fiscal remplace le contrôle qu’un vendeur étranger n’a jamais eu à effectuer. Gardez cette logique en tête et vous devinerez, même pour un cas non listé ici, quelle pièce le téléservice va vous demander. Un véhicule saisi par la justice puis revendu aux enchères suit exactement le même raisonnement : un procès-verbal de vente remplace le certificat de cession classique, puisqu’aucun vendeur particulier ne signe de sa main dans ce contexte précis. La signature habituelle cède alors la place à un document officiel équivalent, délivré par l’autorité qui a organisé la vente, et l’acheteur n’a rien de plus à produire que dans un achat classique une fois ce procès-verbal en main.

Cette vidéo détaille bien la logique générale, mais elle ne remplace pas la vérification de votre propre cas sur le téléservice, puisque chaque région applique son propre montant de taxe et que certains départements dispensent encore les véhicules propres de la part régionale.

Combien coûte et combien de temps prend le dossier ?

Deux taxes fixes s’appliquent partout en France, quel que soit le véhicule : une taxe forfaitaire de 11 €, dite taxe de gestion, et une redevance d’acheminement de 2,76 €. Vous les retrouvez telles quelles dans n’importe quel département, même pour un simple duplicata.

Comment se calcule la taxe régionale

Le calcul repose sur une simple multiplication : la puissance fiscale indiquée au champ P.6 se multiplie par un tarif fixé par chaque conseil régional, exprimé en euros par cheval fiscal. Deux régions n’appliquent presque jamais le même tarif, ce qui explique pourquoi deux voisins immatriculés dans des régions différentes paient rarement le même montant pour un véhicule identique. Certaines régions appliquent en plus un abattement pour les véhicules propres, parfois total, parfois partiel selon l’énergie utilisée. Le téléservice affiche le détail du calcul avant le paiement : vérifiez que la région sélectionnée correspond bien à votre nouvelle adresse, et non à votre ancienne, sans quoi le montant facturé ne correspond à rien de réel.

  • La taxe régionale varie selon la puissance fiscale du champ P.6 et la région de résidence, parfois jusqu’à l’exonération totale pour un véhicule propre.
  • La taxe de gestion s’élève à 11 € dans tous les cas, y compris pour un changement d’adresse.
  • La redevance d’acheminement s’élève à 2,76 €, même pour un duplicata après une perte.

📏 Une carte grise sans changement de titulaire, comme un simple changement d’adresse, ne coûte souvent que les deux taxes fixes, sans taxe régionale.

Côté délai, le traitement varie de quelques jours à plusieurs semaines pour les dossiers les plus complexes, notamment les successions ou les véhicules importés qui nécessitent une vérification manuelle par les services concernés. Un certificat provisoire d’immatriculation (CPI) vous permet de circuler pendant l’attente du certificat définitif, envoyé par courrier une fois la fabrication terminée. Gardez ce CPI dans le véhicule : c’est lui qui fait foi en cas de contrôle routier avant la réception du document définitif, généralement valable pendant un mois. Le paiement des taxes se fait exclusivement par carte bancaire, via la plateforme PayFip, intégrée directement au téléservice : aucun chèque ni virement séparé n’est accepté, ce qui évite les délais de traitement bancaire supplémentaires qu’un autre moyen de paiement aurait provoqués. Le suivi de la fabrication se consulte directement depuis votre compte FranceConnect, sans appel nécessaire à un numéro surtaxé : un statut détaillé indique si le dossier est en cours d’instruction, validé, ou en attente d’une pièce complémentaire. C’est souvent à cette étape que vous découvrez un refus, parfois plusieurs jours avant de recevoir un courriel de notification explicite : prenez l’habitude de vérifier ce statut régulièrement plutôt que d’attendre passivement le courrier.

Le délai dépend aussi de la charge du service au moment du dépôt : un dossier complet déposé en début de mois part généralement plus vite qu’un dossier incomplet renvoyé plusieurs fois pour correction. Préparer chaque pièce en amont raccourcit donc vraiment l’attente ; une relance téléphonique après l’envoi ne change presque rien au traitement du dossier. Pour une puissance fiscale élevée, la taxe régionale peut vite dépasser les deux taxes fixes réunies : vérifiez le montant affiché avant de valider, le téléservice ne rembourse pas une erreur de saisie une fois le paiement confirmé.

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Faut-il passer par un professionnel ou par l’ANTS seul ?

Vous pouvez déposer votre dossier vous-même sur le téléservice officiel, gratuitement, via votre compte FranceConnect, ou passer par un professionnel habilité comme un garage ou un mandataire, moyennant des frais de dossier qui s’ajoutent aux deux taxes fixes. Je conseille la première option dès que votre situation est simple : un achat classique entre particuliers ne justifie pas de payer un intermédiaire pour remplir sept champs sur un formulaire, d’autant que la démarche en ligne prend rarement plus d’une vingtaine de minutes une fois les pièces réunies.

La seconde option devient utile si vous achetez une voiture en concession, puisque le professionnel gère alors souvent la démarche dans le prix de vente, sans démarche supplémentaire de votre côté. Elle change aussi vraiment la donne pour un véhicule importé ou modifié, dont le contrôle de conformité dépasse largement les compétences d’un acheteur non spécialiste : un mandataire habitué à ces dossiers évite des allers-retours qu’un particulier seul mettrait des semaines à résoudre.

Le critère de décision, en pratique, tient en une question simple, souvent oubliée au moment de choisir : combien vaut votre temps face aux quelques dizaines d’euros de frais supplémentaires ? Un salarié dont les journées sont saturées gagnera probablement à déléguer une démarche qui lui prendrait plusieurs soirées à comprendre, tandis qu’un retraité disponible perdra surtout de l’argent à payer un intermédiaire pour sept champs qu’il aurait rempli sans difficulté en une heure. Un dossier simple, préparé un dimanche après-midi, ne justifie aucun intermédiaire. Un dossier avec quitus fiscal, contrôle de conformité ou succession multiple change complètement l’équation, puisqu’un rejet mal compris peut vous faire perdre plus de temps que n’en aurait pris l’ensemble de la démarche confiée à un professionnel dès le départ.

Un mandat écrit devient obligatoire dès qu’un tiers dépose le dossier à votre place, même un proche qui vous rend service sans contrepartie financière. Sans ce document, le téléservice refuse simplement la demande, quelle que soit la qualité des autres pièces fournies. Gardez également à l’esprit que la responsabilité du contenu du dossier vous appartient toujours : un professionnel qui dépose un document erroné en votre nom ne vous décharge d’aucune obligation vis-à-vis de l’administration, même si l’erreur vient clairement de lui. Comparez donc les frais annoncés avant de signer un mandat, certains professionnels facturant largement plus que le simple service rendu. La liste des professionnels habilités se consulte sur le site de l’ANTS, région par région : vérifiez cette habilitation avant de confier votre dossier, un garage non habilité ne pouvant légalement pas déposer de demande en votre nom, même contre paiement. Demandez toujours un reçu détaillant les frais de service, distincts des deux taxes fixes et de la taxe régionale : cette distinction vous permet de vérifier ensuite que le professionnel n’a pas facturé deux fois la même prestation sous deux intitulés différents.

Les erreurs qui bloquent le dossier

Voici ce que j’écarte systématiquement en premier lorsqu’un dossier est refusé : la date du contrôle technique dépassée de quelques jours seulement, un nom mal orthographié entre la carte d’identité et le certificat de cession, ou une photo de document trop sombre pour être lue correctement par le téléservice. Un phare mal réglé ou une optique jaunie peut aussi faire échouer le contrôle technique lui-même avant même d’arriver au dossier de carte grise : vérifiez vos feux avant le contrôle technique, ça évite une contre-visite qui retarde toute la suite de la démarche.

Autre piège fréquent : un justificatif de domicile au nom d’un seul conjoint alors que la demande est déposée au nom des deux cotitulaires. Le téléservice accepte rarement ce décalage sans document complémentaire, et redemande alors une pièce supplémentaire qui rallonge le délai de plusieurs jours. Une adresse incomplète, sans numéro de bâtiment ni d’appartement, produit un effet comparable : le certificat part bien à la fabrication, mais son acheminement par courrier échoue ou prend un retard inutile.

Pour un véhicule importé, l’oubli le plus coûteux touche le quitus fiscal demandé trop tard : sans lui, la demande de certificat provisoire est simplement rejetée, même si toutes les autres pièces sont parfaitement conformes. Pour un duplicata, l’erreur la plus fréquente consiste à oublier la déclaration de perte ou de vol avant de déposer la demande : sans cette déclaration préalable, le téléservice ne propose même pas l’option de duplicata dans le formulaire. Dernier piège, plus discret : un certificat de cession daté avant le contrôle technique alors que le véhicule en avait besoin, ce qui crée une incohérence de dates que le téléservice détecte systématiquement.

Une ancienne version du Cerfa de cession, téléchargée années plus tôt et conservée dans un dossier d’e-mails, provoque aussi son lot de refus : les champs ne correspondent plus exactement à ceux attendus par le téléservice actuel. Téléchargez toujours le formulaire le jour même de la signature, plutôt que de réutiliser un exemplaire gardé de côté. Une seule signature sur les deux exemplaires du certificat de cession bloque également le dossier : vendeur et acheteur doivent chacun signer les deux copies, même si un seul exemplaire est ensuite téléversé. Et comme évoqué plus haut, joindre un contrôle technique classique à la place du contrôle de conformité exigé pour un véhicule importé coûte le plus cher en temps perdu : le dossier n’est pas simplement retardé, il est renvoyé en intégralité, avec obligation de reprendre la démarche du contrôle dès le début. Mieux vaut vérifier chaque date et chaque nom une seconde fois avant l’envoi que recommencer tout le dossier une semaine plus tard, une fois le refus notifié.

Aucune de ces erreurs n’a rien d’exceptionnel : elles reviennent toutes d’une même cause, la précipitation au moment de constituer le dossier. Prenez le temps de relire chaque pièce avec la liste correspondant à votre propre situation, celle d’un achat classique, d’une succession ou d’une importation, plutôt qu’avec une liste générique trouvée en cinq minutes. C’est cette relecture ciblée, plus que la quantité de documents rassemblés, qui détermine si votre carte grise arrive en une semaine ou en deux mois.

FAQ sur les documents pour la carte grise

Quelles pièces fournir pour changer de titulaire sur une carte grise ?

Le certificat de cession, l’ancienne carte grise barrée, un justificatif d’identité et de domicile, le contrôle technique de moins de 6 mois pour un véhicule de plus de 4 ans, et l’attestation d’assurance suffisent dans la majorité des cas.

Quel justificatif de domicile accepte le téléservice pour refaire une carte grise ?

Une facture d’énergie, un avis d’imposition ou une quittance de loyer de moins de 6 mois conviennent, à condition que le nom corresponde exactement à celui du justificatif d’identité joint au dossier.

Quels documents faut-il pour changer le propriétaire d’un véhicule après un décès ?

Un acte notarié ou un jugement d’hérédité remplace le certificat de cession, et le contrôle technique doit simplement être en cours de validité, sans la contrainte des 6 mois imposée lors d’une vente classique.

Peut-on faire sa carte grise sans passer par l’ANTS directement ?

Oui, via un professionnel habilité muni d’un mandat écrit, ou via un garage qui dépose le dossier pour vous, moyennant des frais qui s’ajoutent aux deux taxes fixes de 11 € et 2,76 €.

Quels documents demander pour une carte grise après importation d’un véhicule ?

Le quitus fiscal des douanes, une preuve d’origine du véhicule et, selon les cas, le contrôle de conformité initial prévu par l’arrêté du 3 novembre 2022 s’ajoutent à la liste commune des sept documents.