Placez le cric au bon endroit sous votre voiture

Cric hydraulique bleu posé au sol avec une caisse à outils
L’essentielFaits vérifiés

Ce qu’il faut savoir sur le point de levage et le cric

  • Le point de levage se loge sous les bas de caisse, repéré par une encoche, jamais au milieu du plancher.
  • La capacité minimale du cric doit couvrir la moitié du poids du véhicule, indiquée sur la carte grise.
  • Le gilet de haute visibilité et le triangle de présignalisation sont obligatoires en cas d’arrêt d’urgence, selon l’article R416-19 du Code de la route.
  • Sur autoroute, seuls des professionnels agréés interviennent, pour un tarif réglementé de 148,67 € l’intervention sur place.
  • Une chandelle sécurise systématiquement le véhicule avant toute intervention sous la caisse.

5 faits vérifiés3 sourcesmis à jour le 7 août 2026

01

Bas de caisse

Le cric prend appui sous cette zone renforcée, jamais au milieu du plancher.

02

Poids du véhicule

La capacité du cric doit couvrir la moitié du poids total indiqué sur la carte grise.

03

Chandelle obligatoire

Une chandelle sécurise le véhicule dès que vous glissez une main dessous.

04

Sol plat et dur

Le terrain conditionne la stabilité du cric autant que son positionnement.

Un cric mal positionné plie une tôle de bas de caisse en une seconde, parfois pour plusieurs centaines d’euros de réparation chez le carrossier. Où placer le cric sous la voiture n’est pas un détail : c’est la question qui protège à la fois votre sécurité et votre carrosserie. Je vérifie toujours ce point avant de glisser le moindre outil sous un véhicule, qu’il s’agisse d’une citadine ou d’un utilitaire chargé.

Le point de levage se loge sous les bas de caisse

Mécanicien allongé sous une voiture ancienne

Chaque voiture compte quatre points de levage, un par roue. Ils se logent sous les bas de caisse, la bande de tôle renforcée qui court entre les portières et les passages de roue. Un repère les signale : une encoche moulée dans le plastique de protection, parfois un petit triangle peint sur la tôle nue. Vous le reconnaissez au toucher, sous une légère pression du doigt, bien avant de lever quoi que ce soit.

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Le milieu du plancher, lui, ne supporte aucun poids concentré. Le réservoir, le pot catalytique et le carter moteur non plus : ce sont des pièces fines, montées sur des attaches souples, pensées pour encaisser des vibrations, pas tout le poids d’un côté du véhicule. Une seule règle guide le geste : le cric touche uniquement le renfort prévu par le constructeur, jamais une pièce mécanique ou une tôle fine. Sur un SUV comme sur une petite citadine, cette logique de renfort ne change pas, seule la hauteur du point varie.

Comment repérer le bon point sans vous tromper ?

La notice du véhicule fournit la référence la plus fiable, avec un schéma qui localise précisément chaque point selon la carrosserie et la motorisation. À défaut, une lampe de poche et un regard sous le bas de caisse suffisent : cherchez une encoche nette, entourée de renfort métallique visible, à quelques centimètres du passage de roue avant ou arrière.

Vous pouvez aussi vous fier à la position du cric d’origine dans le coffre, sous le plancher ou fixé contre la roue de secours. Sa forme épouse presque toujours le profil exact du point prévu pour votre modèle. Posez-le à blanc, sans lever, pour vérifier l’alignement avant toute manœuvre. Vous saurez précisément où placer le cric sous la voiture la prochaine fois, sans hésitation. Un professionnel qui réalise votre contrôle technique travaille sur un pont à quatre bras, pas un cric, mais le principe des points de levage ne change pas : un appui franc sur une zone renforcée.

Quel cric choisir et comment vous en servir en sécurité ?

Le cric à vis, fourni avec la voiture, dépanne sur le bord de la route ; son mécanisme lent le rend peu stable sur un sol meuble. Sa manivelle demande une trentaine de tours pour un décollement complet, ce qui explique pourquoi peu de conducteurs l’utilisent une fois rentrés au garage. Le cric hydraulique bouteille lève plus vite grâce à un piston à huile, avec une bonne capacité pour un usage occasionnel à la maison. Le cric rouleur, réservé aux ateliers, se déplace sur roulettes et convient à un usage fréquent, sur plusieurs véhicules par semaine.

La capacité minimale doit toujours couvrir la moitié du poids total du véhicule, une valeur indiquée sur la carte grise à la ligne G1. En dessous, le cric plie ou patine sous la charge, avec un risque de chute brutale du véhicule. Avant de commencer, vérifiez que votre cric affiche bien la capacité nécessaire, gravée sur son corps en tonnes, et contrôlez au passage la pression des pneus.

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Type de cric Prix indicatif Usage conseillé
Cric à vis 15 à 20 € Dépannage ponctuel, fourni d’origine
Cric hydraulique bouteille 30 à 35 € Entretien régulier à la maison
Cric rouleur 40 à 50 € Ateliers, changements fréquents

La manœuvre suit toujours le même ordre, quel que soit le type de cric choisi. Serrez le frein à main et calez les deux roues opposées au point levé, avec une cale ou une pierre plate. Positionnez le cric perpendiculairement au point de levage, puis actionnez-le lentement jusqu’à un décollement d’environ cinq centimètres, suffisant pour un changement de roue. Glissez une chandelle sous un point voisin avant de passer une main sous le véhicule, même pour une intervention de quelques minutes.

Je déconseille le cric rouleur pour un usage occasionnel : son prix ne se justifie pas pour deux crevaisons par an. Un bon cric bouteille couvre la plupart des besoins d’un particulier, du contrôle des plaquettes à la rotation des pneus.

Cette vidéo détaille le geste complet, chandelles comprises, pour un véhicule familial classique.

Les erreurs qui abîment le châssis ou la carrosserie

Ne pas savoir où placer le cric sous la voiture explique la plupart des dégâts évitables sur un châssis. Un point mal choisi déforme la tôle en quelques secondes, sans bruit ni résistance apparente au moment du levage. Dans les cas les plus marqués, cela explique certains cas de volant qui grince des semaines plus tard, signe d’un point de levage écrasé qui a légèrement voilé le train avant. La réparation dépasse alors largement le prix d’un cric neuf.

Vue rapprochée du bas de caisse en atelier

Un pneu déjà sous-gonflé complique aussi l’équilibre pendant la manœuvre et augmente le risque de glissement du cric. Si vous repérez une bosse fraîche sous la caisse, c’est le signe d’un mauvais point utilisé par le passé, à surveiller lors du prochain entretien. Après un levage mal maîtrisé, prévoyez un contrôle visuel : cherchez une trace d’humidité près d’un flexible de frein, un jeu inhabituel dans une biellette, ou un bruit sourd au ralenti qui n’existait pas avant l’intervention. Ces signes apparaissent parfois plusieurs semaines plus tard, une fois la pièce fragilisée par le choc initial.

Un cric qui ripe sous la charge griffe aussi la carrosserie au passage, sur la portière ou l’aile avant, parfois jusqu’au métal nu. Si le mal est fait, vous pouvez enlever une rayure sur la voiture, mais autant l’éviter avec un carré de tissu ou de caoutchouc glissé sous l’appui.

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Quatre gestes reviennent le plus souvent quand un châssis ressort marqué d’un levage :

  • Lever au milieu du plancher, une tôle plate sans renfort.
  • Poser le cric sur le pot d’échappement ou le carter moteur.
  • Travailler sur un sol meuble ou en pente, sans caler les roues opposées.
  • Glisser une main sous la caisse sans chandelle de sécurité.

Que faire en cas de crevaison sur la route ou l’autoroute ?

Sur une route ordinaire, arrêtez-vous sur un espace stable et dégagé, activez les feux de détresse, puis installez le triangle de présignalisation à trente mètres si la visibilité l’exige. Le gilet de haute visibilité se porte dès que vous descendez du véhicule immobilisé : l’article R416-19 du Code de la route l’impose, dans sa version en vigueur depuis le décret n° 2015-514 du 7 mai 2015.

Voiture sur pont élévateur dans un garage moderne

Sur autoroute, la règle change complètement. Ne vous glissez jamais sous le véhicule sur la bande d’arrêt d’urgence : seuls des professionnels agréés interviennent, à un tarif réglementé fixé par un arrêté publié au Journal officiel le 1er novembre 2024, soit 148,67 € pour un dépannage sur place d’une durée maximale de 30 minutes. Attendez à l’abri, derrière la glissière de sécurité, en utilisant la borne d’appel d’urgence la plus proche pour prévenir les secours.

⚠️ Sur autoroute, ne vous glissez jamais sous le véhicule pour poser un cric : la bande d’arrêt d’urgence expose à un danger réel. Seuls des professionnels agréés y interviennent, à un tarif encadré par l’État.

Je recommande de garder systématiquement un gilet et un triangle à portée de main dans l’habitacle, jamais dans le coffre coincé sous les bagages. C’est souvent le premier réflexe qui manque sur le bord de la route, pas le matériel lui-même.

FAQ sur le cric sous la voiture

Le point de levage change-t-il en cas de crevaison sur la route ?

Non, le point reste identique quel que soit le contexte. Une crevaison ne déplace pas les quatre points de levage prévus par le constructeur, tous situés sous les bas de caisse et signalés par une encoche.

Comment vérifier que le cric est bien positionné avant de lever la voiture ?

Posez le cric à blanc, sans actionner la manivelle ni le levier, puis vérifiez l’alignement avec l’encoche ou le renfort visible. Un contrôle technique se fait sur un pont, mais le principe de vérification reste le même pour un cric.

Des repères sur la carrosserie signalent-ils l’emplacement du cric ?

Oui, une encoche moulée dans le bas de caisse ou un petit triangle peint marque chacun des quatre points. La notice du véhicule fournit un schéma précis si le repère reste difficile à voir.

Où se range le cric fourni d’origine dans la voiture ?

La plupart des constructeurs le logent sous le plancher du coffre, à côté de la roue de secours ou du kit anticrevaison. Sa forme épouse en général le profil exact du point de levage prévu pour le modèle.